Revue de presse : Adoption loi OGM

Publié le par Dura Lex Sed Lex

Le Figaro : Couac à l'UMP : la loi OGM repoussée par l'Assemblée : 14/05/2008 : link

Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet n'en croyaient pas leurs yeux : par 136 voix contre 135, l'Assemblée a rejeté mardi soir le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) en adoptant une motion de procédure du député communiste André Chassaigne (Puy-de-Dôme). Un coup de théâtre tant il est exceptionnel que l'opposition mette en échec la majorité et le gouvernement.

Le Monde : Le projet de loi sur les OGM bloqué à l'Assemblée : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 13.05.08 | 19h13
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Le communiste André Chassaigne, qui était déjà l'auteur d'un amendement-clé du texte, réécrit par la majorité au Sénat, s'est félicité du vote. "Je demandais que l'on ne discute pas le texte en considérant qu'il n'était pas abouti, qu'il y avait trop de zones d'ombre", a-t-il expliqué. "On n'avait pas la possibilité de le bonifier. Il faudra donc préparer un nouveau texte." Les associations de défense de l'environnement ont elles aussi fait part de leur joie.

 C'est seulement la troisième fois depuis les débuts de la Ve République qu'une question préalable est adoptée sur un projet de loi.

Libération : OGM : l'UMP fauche le Président, QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008 : link

En introduction, Jean-Louis Borloo appelle à voter le texte - en fait l’article 1, le seul restant à débattre après le passage au Sénat - en l’état. «Nous bâtissons ensemble un compromis», renchérit la secrétaire d’Etat Nathalie Koscisuko-Morizet. Un compromis pas du goût de l’opposition qui dénonce d’entrée le refus d’un scrutin public.

«On voit bien que plus vite le train des OGM passera pour la majorité, mieux elle s’en portera» souligne François Brottes (PS). «Vous avez honte de votre propre vote» ajoute Yves Cochet (Verts), sous les huées de l’UMP.

Edito Joffrin :
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Nicolas Sarkozy voulait réévaluer le rôle du Parlement. Sa majorité vient d’exaucer ses vœux bien au-delà de ce qu’il souhaitait. C’est un revers symbolique majeur que vient d’essuyer le gouvernement dans l’affaire des OGM. Le ridicule ne tue pas et le texte peut encore triompher de la course d’obstacles procédurale que lui infligent les députés. Mais le Président doit constater qu’une partie de sa majorité est, politiquement - sinon génétiquement - modifiée par les mésaventures sondagières et électorales de son leader. Une partie de la base UMP est disséminée à la manière d’un plant de maïs transgénique lâché en plein champ. Une sourde opposition, incohérente à coup sûr, se manifeste contre la loi OGM, les uns la trouvant trop laxiste, les autres trop contraignante. Mais la défection parlementaire d’hier soir va plus loin qu’une simple mauvaise humeur pro ou antiécologique. L’Elysée n’avait pas ménagé ses efforts pour ramener la discipline dans une droite parlementaire de plus en plus frondeuse. Nicolas Sarkozy avait chapitré lui-même les élus censés le soutenir. Une semaine plus tard, la fronde reprend de plus belle, accueillie avec un sang-froid ambigu par Jean-François Copé, dont l’impavidité risque d’irriter un peu plus le Président. La droite se détourne de manière de plus en plus insistante de son chef, qui fulmine en vain devant tant d’ingratitude. Les OGM contaminent la vie politique majoritaire. La division menace la stratégie même des réformes. A terme, c’est tout le paysage national qui pourrait en être changé.

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